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une griote moderne

Mah Damba est née en 1965 sous le nom de Mah Sissoko elle est la fille du griot Djéli Baba Sissoko, grio le plus respecté du mali, décédé en 2001, et la nièce de la chanteuse Fanta Damba l’une des plus grandes djelimousso du siècle.

Mah Damba est une griotte, comme son père, et a été élevée dans la tradition des musiques de louange et des grandes épopées mandingues. Elle chante depuis son jeune âge dans toute sorte de cérémonie, baptême, mariage… .

"Mah Damba est la fille du djeli le plus respecté du Mali,
Djeli Baba Sissoko, un de ces "sacs à paroles(…)
qui renferment des secrets plusieurs fois séculaires,
qui détiennent les clefs des douze portes du Manding."

Elle est également la nièce de Fanta Damba, l’une des plus grandes djelimousso du siècle.

Elle intègre ensuite l’ensemble de Kasse Mady Diabaté. Avant de s’installer en France au début des années 1980, où elle continue à faire son rôle de griotte auprès des malien.

Elle a fait une longue tournée en Côte d’Ivoire avec son mari Mamaye Kouyaté.

Mah Damba et son mari Mamaye Kouyaté sont tous les deux nés dans cette caste des griots. Ils font partie de l’ethnie bambara (ou bamana), le groupe de langue mandé le plus nombreux du Mali.

Mamaye Kouyaté appartient à une famille très ancienne puisque la tradition fait remonter son origine à Sourakhata Ben Zafara, un poète et compositeur arabe contemporain du Prophète.

Mah Damba chante accompagnée par Mamaye Kouyaté et son ensemble, le répertoire habituel où abondent proverbes et sentences moralisatrices.

Elle célèbre aussi les héros de l’épopée bambara "Da Monzon de Ségou", comme ici, Simbala Koné, qui sauve son père, le légendaire Bakari Djan devenu aveugle.

Un des rôles des griots est aussi de chanter les louanges de leurs "patrons" (jatigui) et, lorsqu’elle se produit dans les foyers maliens de la région parisienne, Mah Damba doit connaître l’histoire des familles des invités des mariages ou des baptêmes. Elle chante ainsi les louanges de la famille des Kakolo, puis des Coulibaly.

Si le choeur féminin chante un refrain fixe, préparé à l’avance, on reconnaît une bonne djelimousso à son art d’improviser, qui sera apprécié et récompensé en conséquence par la personne dont on chante les louanges. C’est donc un art très ancien, mais toujours ouvert à la création que nous proposent ici Mah Damba, Mamaye Kouyaté et leurs musiciens.

Parallèlement, elle intègre le groupe Mandé Foly et se lance ensuite dans une carrière solo puis se produit sur scène, le plus souvent, dans une forme acoustique traditionnelle : balafon, kora, n’goni, ceci joué, le plus souvent par son mari Mamaye Kouyaté et/ou son neveu Makan Sissoko, qui sait mettre particulièrement en valeur sa voix puissante.

Elle arrive à séduire assez rapidement le public européen et se produit dans de nombreux festivals.

MAH DAMBA : une griote des temps modernes

Alliant cultures et traditions africaines avec modernisme et nouvelles technologies,cet outil est l’arme par excellence qui permettra aux générations à venir de savoir d’où elles viennent ainsi que de mieux connaître leur identité dans ce village planétaire afin de mieux s’affirmer.

Intégrant grammaire, histoire, contes, légendes, conjugaison, manipulation de la langue, dictionnaire avec assistance vocale sur les prononciations de chaque mot, jeux, reportages, musique…

MAH DAMBA est donc un exemple vivant de Griote Moderne. Elle est la preuve que les richesses culturelles africaines s’associent parfaitement et en pleine harmonie avec les nouvelles technologies, le développement et le modernisme.


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dans le cadre du concours de pages web "Etoiles africaines"